Celle qui ne se remettait pas de la prématurité

Voila presque 2 ans et demi, que Monsieur L. est arrivé parmi nous. 

Et quelle arrivée ! Je crois que si mon accouchement reste un bon moment (si, si je t’assure), sa naissance et ce qui a suivi reste une douleur indescriptible. Je t’en ai parlé déjà plein de fois (ici, ici ou encore ici)

2 ans et demi après, je n’arrive pas à m’en remettre. Et sa prématurité et ses conséquences planent en permanence sur ma vie quotidienne.

Pourtant, c’est un petit bonhomme en bonne santé, rarement malade (mis à part quelques rhumes), qui se développe très bien, il connait les couleurs, sait compter jusqu’à 10, il parle, comprend tout…

Les conséquences sont plus psychologiques. 

Je m’inquiète pour un rien. Alors tu vas me dire que c’est le lot de tous les parents, mais dans ce cas précis, j’ai l’impression que c’est puissance mille.

Je ne peux pas parler de sa naissance sans pleurer. Ce week-end encore, j’ai participé à une session de customisation de bodys pour SOS PREMA, et bien évidemment, on a parlé de prématurité. Au moment de faire part de mon expérience, j’avais la gorge serrée et les larmes aux yeux. 

La question d’un deuxième enfant ne se pose pas pour le moment, pour plusieurs raisons. Déjà, parce qu’au niveau professionnel, ce n’est pas le bon timing, et surtout car la peur d’avoir à nouveau un enfant prématuré est encore beaucoup trop présente.

C’est un sujet omni-présent au quotidien. Il a toujours eu un appétit d’oiseau. Et quand il ne mange pas, ça me donne la boule au ventre. Il ne dort pas, ça m’inquiète. Quand il pleure, je répond rapidement, trop rapidement. Et ce petit malin l’a bien compris et me mène souvent par le bout du nez.

Et puis, j’ai toujours ce sentiment de culpabilité. Pourtant qu’aurai-je pu faire pour éviter cette naissance précoce? Je suis restée allongée la fin de ma grossesse, comme me l’avait recommandé, ma gynécologue. J’ai arrêté de fumer avant de tomber enceinte, j’ai surveillé mon alimentation, je n’ai pas bu d’alcool…

Il en est vrai que j’ai fait (avant que l’on me mette au repos total) plusieurs allers-retours pour aller chez notre Ami Ikea, je me suis baladé, j’ai fait les boutiques, j’ai participé à des ateliers cuisine sagement installée sur un tabouret… En réalité, rien d’extraordinaire. Ce n’est pas comme si j’avais sauté à l’élastique.

Ce qui me rassure un peu, c’est qu’en discutant avec d’autres parents confrontés à la prématurité, je ne suis pas la seule à ressentir ce sentiment.

Il est difficile d’en parler avec des parents d’enfants nés à terme, car j’ai l’impression qu’ils ne comprennent pas. Entendre se dire « mais ce n’est pas grave » « Tu le couves trop. Il va bien maintenant » . Ses phrases ont le don de me mettre hors de moi. Je ne dis rien, répond par un sourire crispé, les larmes au bord des yeux. Pourtant, intérieurement je bous. J’ai envie d’exploser. De leur crier ma souffrance, mon angoisse. Je crois vraiment qu’il faut avoir vécu une telle épreuve pour comprendre.

Oui, mon fils va bien. Il n’a aucune conséquence physique ou mentale. Mais j’ai le besoin de le couver, de répondre au moindre de ses besoins, de le gâter, de m’inquiéter…

J’ai parfois l’impression d’être incomprise et de parler à des murs. Non je ne suis pas une Maman névrosée, qui étouffe son fils au quotidien. Simplement, il arrive que des petits événements me renvoient en pleine face ce souvenir. 

Je pense que sa naissance particulière a également des conséquences psychologiques sur Monsieur L. Il a un besoin permanent de contact (quand il joue, quand il s’endort, quand il lit un livre ou regarde un dessin animé…) Il faut toujours lui tenir la main, le porter, être à ses côtés.

C’est certainement un BABI (Bébé Aux Besoins Intenses). Et je reste persuadée que cela découle directement de sa prématurité, de son séjour en couveuse, du fait que l’on ne pouvait pas le mettre prendre dans nos bras quand il en avait besoin, quand on en avait besoin.

La prématurité représente une terrible épreuve, un combat pour l’enfant qui arrive, mais aussi pour les parents. On souffre moralement. J’ai l’impression que nous devenons encore plus transparents (que si l’enfant était né à terme). Ce qui est normal, seuls la santé et le bien-être de ce petit bout d’chou importent.

Pourtant la souffrance des parents est là, réelle. Difficile de se « plaindre » quand on sait ce que traverse notre enfant. Pour ma part, je me suis sentie impuissante, inutile, « mauvaise mère » quelques minutes après qu’il ait poussé son premier cri, et qu’on l’amenait passer sa première journée et nuit, loin de moi. Et encore j’avais de la chance d’avoir une équipe médicale en or, qui m’a investi dans mon rôle de Maman, m’a fait participé aux soins, aux bains, aux repas…

Tout ça pour dire, que petit à petit, on fait notre chemin, que j’ai encore besoin de temps pour digérer cet épisode douloureux. Mais Je sais qu’un jour, l’envie d’un second enfant se fera sentir. Et quand ce nouveau bout d’chou poussera son premier cri (à terme évidemment) tout cela sera rangé dans un coin de ma tête, je n’oublierai jamais, mais j’arriverai à ne plus y penser systématiquement (à la moindre inquiétude, au moindre bobo…)

Et toi, comment tu ressens les choses des années après? 

Celui qui ne dormait pas

Après celui qui ne mangeait pas, on continue dans la série avec aujourd’hui un nouvel épisode « Celui qui ne dormait pas »

Bon je vous le présente aujourd’hui, mais en réalité ça fait ça fait des mois qu’on tourne ce navet.

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@ crédit image : famili

Je te présente le topo : chaque soir nous observons le même rituel. Dans la chambre entre 20h15 et 20h30, on le change, on le met en pyjama, je lui lis la traditionnelle histoire du soir pendant 15 à 20 minutes, et après on éteint. On se souhaite bonne nuit, on se dit qu’on s’aime… bref, j’essaie de créer un environnement serein pour une nuit sereine.

Je m’installe dans sa chambre avec lui, car il veut qu’on lui tienne la main pour s’endormir. Généralement, je prends les 20 premières minutes, puis le Papa me reprend pour 20 minutes, je prends la relève et ainsi de suite.

Quand il s’endorme en moins de 2 cycles (40 minutes) c’est limite la fête de la joie, on hésite même à sabrer le champagne.

Je sais pertinemment que des choses ne vont pas dans le rituel du coucher.

Déjà, le fait de lui tenir la main, ne l’incite pas à s’endormir seul. Cependant, c’est un rituel dont il a du mal à se passe dans la mesure où on le fait depuis qu’il est né (à l’époque il était en couveuse, et c’était le seul contact que l’on pouvait avoir avec lui – je montais donc mon lit de maternité au maximum et passais ma main à travers la couveuse pour m’endormir avec lui main dans la main) On a maintenu ce rituel jusqu’à ses un an.

Et puis, lorsque nous avons emménagé dans notre nouvelle maison, après la traditionnelle histoire du soir, et les mots doux, il s’endormait seul. Ca a duré 9 mois.

Et puis du jour au lendemain, patatra, c’était fini, sans savoir pourquoi : adieu endormissement en un claquement de doigts, adieu nuits complètes…

Nous avons établi de nouveaux rituels. En début de soirée, soit une heure et demi à deux heures, avant le coucher, nous éteignons tous les écrans (télévision, ordinateur, portable…). Nous jouons avec lui (légo, puzzle…)

Après le repas, il ne monte pas immédiatement dans sa chambre, nous jouons encore un peu, en essayant de privilégier les jeux calmes.

A la maison, il zappe régulièrement la sieste (de son propre chef), dans ce cas il faut avouer que l’endormissement est plus rapide. Mais chez la nounou, il dort pendant près de 2 heures chaque jour (et encore c’est parce qu’elle le réveille – sinon on frôlait parfois les 4 heures).

Evidemment, comme il n’arrive pas à s’endormir seul le soir, son premier réflexe est de nous appeler (de pleurer) en pleine nuit. Et je suis sûre que tant que nous n’aurons pas résolu ce problème d’endormissement, les nuits seront toujours folkloriques.

En fait, je n’arrive pas à le laisser pleurer (déjà, je me dis que plus vite j’y vais, plus vite tout le monde peut se rendormir, et puis ça me fait vraiment mal au coeur).

Nous avions testé la méthode 5-10-15 (il pleure 5 minutes, on y va, il pleure 10 minutes, on y retourne., et ainsi de suite) sans grand succès. En plus, maintenant qu’il a un grand lit, il se lève très facilement, donc vraiment pas évident à mettre en place.

On a essayé « l’histoire du lapin qui veut s’endormir », plusieurs fois,  sans succès. 

Chaque soir, je me repasse en tête la chanson de Bénabar « La Berceuse » issue de l’Album « Reprise des Négociations » (il y a quelques années, je me bidonnais en écoutant les paroles ! Bizarrement aujourd’hui, ça ne me fait plus rire du tout) 

« Voilà plus d’une heure que j’te tiens dans mes bras,
voilà quelques jours que je suis tout à toi.
Il est très tard et tu dors pas,
je t’ai fait une berceuse, la voilà.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d’or s’ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c’est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées viendront te réveiller, fais dodo… pourquoi tu dors pas?

Demain il faut que je me lève tôt,
j’ai un rendez-vous important,
si t’aimes ton père, si tu l’aimes vraiment,
sois fatigué et dors maintenant.
J’ai sauté sur l’occas’, t’avalais ton biberon
pour un micro-sommeil de dix secondes environ,
c’était confort, j’ai bien récupéré,
maintenant tu dors, t’arrêtes de nous faire… fais dodo.

Demain le jour sera là et les oiseaux chanteront leur joie, tes paupières d’or s’ouvriront sur le soleil et sur sa chanson, ferme les yeux, c’est merveilleux et dans tes rêves toutes les fées… Dors dors dors! Bordel, Pourquoi tu dors pas? Dors dors dors! Laisse dormir ton papa!

Ce que tu regardes en riant, que tu prends pour des parachutes,
ce sont mes paupières mon enfant, c’est dur d’être un adulte.
Allez on joue franc jeu, on met carte sur table,
si tu t’endors je t’achète un portable,
un troupeau de poneys, un bâton de dynamite,
j’ajoute un kangourou si tu t’endors tout de suite.

Tes paupières sont lourdes, tu es en mon pouvoir une sensation de chaleur engourdit ton corps, tu es bien, tu n’entends plus que ma voix, je compte jusqu’à trois, et tu vas t’endormir…

Pourquoi tu ne veux pas dormir, pourquoi, tu dors pas?
Je te donnerais bien un somnifère,
mais y en a plus demande à ta mère,
t’es insomniaque ou quoi?
Puisque tu ne me laisses pas le choix,
voici le temps des menaces,
si tu dors pas j’te place.
Dors dors dors! Mais on dirait que ça marche.
Tu fermes les yeux, tu es si sage,
c’est merveilleux, tu dors comme un ange,
tu as de la chance moi aussi j’ai sommeil,
mais c’est le matin, faut qu’je m’habille.
Je me suis énervé mon amour, je le regrette,
pour me faire pardonner j’vais te jouer un peu de trompette! »

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Le but de cet article? Te montrer que tu n’es pas seul(e) à tourner dans ce mauvais film, mais surtout trouver un super scénariste qui me donnera enfin l’épilogue de ce film digne de rapporter la palme du « film le plus fatiguant de toute l’histoire »

Alors, à ton clavier, si tu es talentueux(se), que tu as la solution miracle, je suis toute Ouïe ! 

Quelles méthodes vous avez mis en place pour des nuits sereines? 

 

 

1, 2, 3 Coloriez avec Maped [test + concours]

Je suis une folle des stylos, feutres, crayons en tout genre. Vraiment j’en ai des dizaines et des dizaines…

Pourtant quand tu en as besoin d’un, c’est toujours la galère…. Bref

 

Tout ça pour te dire, que quand Maped m’a proposé de tester sa gamme de produits, évidemment que j’ai accepté.

J’ai donc reçu une besace avec différents stylos et crayons.

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1- les Color’Peps GelRécemment mis à jour7

Ce sont des sortes de craies avec une texture gel. Elles glissent parfaitement sur le papier et la couleur sèche en quelques secondes.

Une fois, que l’on a utilisé le crayon et qu’il n’y a plus de « mine » il suffit de tourner le haut du crayon pour faire sortir un peu de « mine gel »

On peut même s’amuser à les mettre sur des pochoirs, tampons. Et pour donner un autre effet, style « aquarelle » un pinceau, de l’eau et hop le tour est joué.

C’est indiqué à partir de 3 ans, mais mon loulou de 2 ans s’éclate déjà avec; Donc vous pouvez y aller sans souci.

La pochette existe même avec 10 couleurs. 

2- Les Color’Peps Duo Tip20160406_103108

Ce sont des feutres avec un côté fin, idéal pour les contours et un côté plus épais pour le coloriage

Ils sèchent instantanément.

Monsieur L. adore le coloriage mais à tendance à en mettre partout sur les mains, heureusement ça part très facilement.

3- Les Graph’Peps

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Ils ont une mine super fine et sont idéaux pour faire de l’art thérapie (mais oui vous connaissez le coloriage anti-stress!!!) 

Ceux là j’avoue que je les garde pour moi. Ils sont précis et  les couleurs sont éclatantes.

 

4- Les Graph’Peps Duo20160406_103128

Ces stylos feutres ont également une mine très fine. 

En réalité, ce sont des demi-stylos que l’on peut associer avec les couleurs choisies.

Ils m’auraient certainement bien plu, et été pratiques quand j’étais étudiante, lors de la prise de notes en cours.

Je les trouve utiles pour désencombrer les trousses de nos enfants. Et c’est ludique et les amusent beaucoup.

 

Retrouve toute l’actualité Maped sur leur page facebook et pour voir tous leurs produits c’est ici

 

Je te vois trépigner d’impatience.

Tu les veux aussi (pour toi, tes enfants…) ?

Rien de plus simple : 

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Bonne chance !